LES FÊTES DE NOËL : ENTRE STRESS ET PLAISIR

Ah Noël, les réunions de famille, les cadeaux, les enfants heureux, la joie de se retrouver et les grands repas, quel plaisir !

 Oui mais … Noël demande aussi chaque année une grande organisation. Il faut aller voir Grand-mère qui ne peut pas se déplacer, s’organiser avec la Covid qui nous vide, il faut prévoir les cadeaux, les menus de la veille, du lendemain et du surlendemain, et tout ça pour 2 jours dans l’année alors que le travail continue à côté. A chacun sa manière de gérer la situation : certains vont faire des listes, d’autres des plannings, des itinéraires de voyage et des plans de table sur Excel alors que d’autres vont s’y prendre au dernier moment. Et … on peut se sentir dépassé. Oui parce qu’on n’a pas que ça à faire : des dossiers en cours au travail, des réunions, l’organisation de la nouvelle année qui arrive, les cartes de vœux, le parcours sup du dernier qui stresse lui aussi … La tension monte et nous pouvons nous sentir rapidement submergés. Alors, comment faire pour que la fête de Noël ne se transforme pas en cocotte-minute ? Comment garder son calme ?
La réponse est simple … il suffit de prévoir. Oui mais … il n’est pas toujours évident de savoir prendre le temps.

Nous sommes tous différents face au stress

Nous avons chacun et chacune notre manière de répondre à une situation stressante. Il y a 3 grandes familles de réponses comportementales au stress : la fuite, le combat ou la sidération. (Certains d’entre vous ont peut-être déjà entendu parler des 3 F « Fight, Flight, Freeze). Elles sont toutes les trois normales et présentent chacune des inconvénients et des avantages. Celui qui répondra par la fuite va éviter de se consacrer à la tâche stressante. En évitant d’y penser, il va se retrouver à tour faire au dernier moment. Le combatif va au contraire prendre tout à bras le corps et foncez dans le tas. Le pétrifié va se laisser submerger (en mode paralysie). Ces 3 grandes manières de réagir au stress peuvent être nuancées ou renforcées en fonction de votre capacité à réfléchir, à agir, à ressentir, à tisser des liens, etc. Toutes ces dimensions entremêlées vous permettent de mettre en place une stratégie qui vous rendra plus ou moins apte à gérer le stress de façon plus ou moins efficace. Il ne s’agit pas dans cet article de rentrer dans le détail (si cette perspective vous intéresse, nous vous invitons à nous contacter). Notre objectif ici est de vous donner quelques astuces simples pour repérer votre mécanisme de défense au stress (mécanisme spontané, naturel, automatique et/ou instinctif) et de savoir comment l’utiliser à bon escient!

L’évitant : lorsqu’une source de stress arrive vous l’évitez. Vous essayez de ne plus y penser, vous faites comme si elle n’existait pas. Vous avez tendance à passer à autre chose très rapidement. L’inconvénient ? Vous ne vous consacrez pas à la tâche et le problème n’est pas résolu. Votre avantage ? Votre capacité à changer d’activité très rapidement. Comment faire alors pour planifier Noël alors que l’on évite tout ce qui concerne cette tâche ? Planifiez-vous un jour et un moment où vous vous consacrer à 100 % à l’activité … une heure, ni plus ni moins, en ne gardant à l’esprit que l’objectif suivant : « Comme j’évite, je vais planifier mon activité pour continuer à éviter plus tranquillement ». Dans ce moment chronométré (oui, oui, vous pouvez programmer une alarme !), planifiez ce que vous avez à faire pour la prochaine fois. Imaginons que vous preniez une heure 2 fois par semaine. 
Dans la première heure, vous faites la liste de toutes les personnes présentes à Noël, vous associez à chacune un cadeau puis vous listez toutes les activités à faire dans la maison pour recevoir la famille (par exemple), etc. L’activité terminée, vous programmez un autre « espace-temps pour shifter » l’heure et le jour pour l’achat des cadeaux par exemple. Vous continuez ensuite votre mode de fonctionnement : évitez d’y penser. La semaine d’après, accordez-vous encore une heure qui vous permettra de finaliser la liste des cadeaux et ainsi de suite. Il vous reste 2 semaines ! Ne vous focalisez pas sur la tâche en essayant de contrecarrer votre mode de fonctionnement, utilisez-le.
L’émotif : Le stress est ressenti de manière intense (tensions, palpitations, inquiétude, plaintes, énervement, etc.). Vous prenez à cœur le problème. L’inconvénient est que vous n’arrivez plus à réfléchir à cause de vos émotions et … rien n’avance. Votre avantage ? Votre capacité à ressentir toutes ces émotions qui vous donnent aussi envie de bien faire. Comment les utiliser ? Analyser vos sensations, faites en sorte de les comprendre. Associez-leur des mots et catégorisez-les par activité, qu’elles soient positives ou négatives. Par exemple : la joie avec les cadeaux, la tristesse avec les personnes que l’on ne pourra pas voir tout de suite, l’agacement envers un frère qui veut absolument présenter sa nouvelle et énième Girl Friend et ainsi de suite.  
Prévoyez une heure pour explorer vos émotions : lieu/espace spécifique de préférence. Vous pouvez vous installer devant votre miroir et vous parler tout haut. Au lieu de réprimer vos émotions, laissez-les aller en leur accordant de l’importance, écoutez-les et négociez avec elles ! Serait-il possible que « l’émotion agacement cède un peu de place à la joie de faire les cadeaux ? ». Cela vous permettra d’évacuer le trop-plein (ce qui est dehors n’est plus dedans). Vous pourrez ainsi réfléchir à nouveau correctement. Si vous muselez vos émotions, le stress ne fera qu’augmenter. Donc faîtes de vos émotions des alliés !
Le focalisant : vous ne pensez qu’à ça, il faut absolument y arriver, que tout soit fait, vite … tout de suite. Une vraie Ferrari ! Vous vous lancez corps et âme. Plus rien ne compte tant que les tâches ne sont pas accomplies. Oui mais … vous n’arrivez plus à tout gérer, à distinguer ce qui est urgent et important, important et pas urgent, urgent et pas important, etc. Vous faîtes chauffer le moteur ! Résultat : vous vous agitez comme un diable dans un bénitier : stress maximal. Votre avantage ? Votre énergie, votre envie de faire. Mais alors comment agir sans faire monter la pression ? La planification est le maître mot ! Utiliser vos ressources intelligemment, planifiez une séance d’une demi-heure durant laquelle vous listez tout ce que vous pensez devoir faire.
Ensuite, vous priorisez (à faire Jour 1, jour 2, jour 3, etc.) Chaque jour, prenez un temps très bref (toujours au même moment et de durée égale – 15, 20 ou 30 minutes) pour rayer les tâches accomplies et pour les ajuster (en supprimer certaines ou en ajouter d’autres). Avancez chaque jour un peu plus avec votre liste de tâches, cela vous permettra d’assouvir ce besoin insatiable de faire. Barrez les tâches accomplies : ce geste simple procure un sentiment d’efficacité et une sensation agréable grâce à la libération de la dopamine. A contrario, si vous ne vous accordez pas le temps nécessaire pour répartir et organiser au fil des jours, le sentiment « d’avancer dans le désordre » et sa ribambelle d’émotions négatives (peur d’oublier, peur de ne pas pouvoir terminer, peur de se tromper, etc.) génèrera du stress et nuira à votre efficacité. Ce n’est pas ce que vous voulez ? Donc pilotez comme un pro pour ne pas que la vitesse vous dépasse !


Le distrait : Une activité vous stresse ? Ce n’est pas un problème : vous avez autre chose à faire de beaucoup plus attrayant ! Plutôt que de vous consacrer à la tâche, vous vous focalisez sur une tâche qui vous fait du bien. Inconvénient ? Vous faites tout sauf résoudre le problème. Vous ne parvenez pas à finaliser, vous papillonnez de tâche en tâche. Votre avantage ? Votre capacité à chasser le stress et permettre à vos multiples activités d’exister. Mais alors comment aller jusqu’au bout d’une tâche lorsqu’on est un distrait ? Liez l’activité stressante à une autre activité qui est plaisante. Vous aimez la musique ?  
Faites l’activité en musique. Vous positionnez votre liste de cadeaux à coté de vous avec le stylo ; vous grattez quelques accords en pensant à Mamie Lola ou à votre frère Tom et dès qu’une idée arrive vous la notez. Vous aimez dessiner ? Faites l’activité en jouant du crayon. Le concept est de ne pas bloquer votre cerveau sur une seule activité, qui plus est stressante. Ainsi, vous permettez à votre cerveau de switcher d’une activité à l’autre en l’amenant à davantage d’efficacité.


Le distrait social : Vous ressentez du stress alors vous sortez, vous allez voir un(e) ami(e). Vous avez besoin de voir du monde et d’être avec quelqu’un. L’inconvénient ? Vous n’allez pas accomplir la tâche qui vous demande des efforts. Votre avantage ? Vous parvenez à trouver facilement du soutien et de l’aide dans votre réseau. Comment faire alors pour vous focaliser sur la tâche ? Utilisez votre énergie sociale ! Vous avez besoin de voir du monde ? Faites l’activité stressante à deux ou à plusieurs. Proposez à des amis d’avancer avec vous. Résultats : vous ferez d’une pierre deux coups : faire ce que vous avez à faire et le faire mieux car plusieurs cerveaux seront mobilisés et « ensemble on va plus loin … »

Bien évidemment, adapter sa réaction au stress n’est pas si simple. Ces astuces vous donnent quelques clés pour vous sortir de situation de stress léger tel que celui inhérent aux fêtes de Noël. Si vous oubliez la décoration de table assortie aux ronds de serviettes, ce n’est pas lourd de conséquences. Notez bien que les profils présentés plus haut sont présentés de façon sommaire. Certains d’entre vous vont peut-être se reconnaître dans plusieurs profils : rien d’anormal ! Le cerveau, la personnalité et les comportements humains sont complexes et nous mettre dans des cases serait faire abstraction de cette riche complexité ; notre identité est unique dans sa construction et son évolution. Cependant, se positionner dans l’une des trois grandes familles de réponse comportementale au stress ou se reconnaitre dans un des profils nous permet de porter un regard nouveau sur ce que nous faisons. Réfléchir à la manière dont nous fonctionnons ouvre la voie à l’analyse et au changement pour tous ceux qui aspirent à mieux (mieux-vivre, mieux-être, mieux décider, mieux agir, etc.).

Le cabinet Axis And Search Consulting propose des prestations permettant de vous aider à identifier et comprendre vos comportements. Un service vous permettra de mieux réguler votre stress et de vous adapter aux aléas de votre vie personnelle et professionnelle.

Les accompagnements Axis And Search Consulting

Notre travail en tant que psychologues consiste à comprendre vos pensées, vos émotions, vos comportements afin de proposer des protocoles vous permettant de surmonter vos difficultés. Au sein du pôle Accompagnement Individuel, les accompagnements s’appuient sur une approche plurielle de la psychologie (positive, humaniste, systémique, cognitive, expérientielle, comportementale …). Les méthodes et les outils que nous utilisons ont fait leurs preuves ; ils sont validés par la recherche scientifique en neurosciences et psychologie.

 Notre démarche et nos outils :

• Un travail exploratoire de vos pensées, émotions, actions
• Des techniques de relaxation et de pleine conscience pour la mise à distance de vos pensées
• Des exercices expérientiels consistant à vivre concrètement et avec votre corps l’état de mieux-être souhaité
• La prescription de tâches dans le but de développer votre capacité à agir et à ancrer de nouveaux comportements

Auteur : Cécile Bueno-Klein, Victor Lasquellec